"parce que les critiques sont nécessaires pour améliorer le monde et que l'optimisme permet d'y croire"............................http://cryzalid.blogspot.com

16 juillet 2006

Le monde de demain sera meilleur : des raisons pour y croire !

Quand il s'agit de penser à l'avenir de la planète, la grande majorité des citoyens européens broient du noir et imaginent le pire. Et pour cause ! Les médias leur ont façonné une image du monde des plus effrayantes, un monde violent, ravagé par la haine où les massacres et la terreur se généralisent.

Rappelez vous ! En l'espace de quelques années, le génocide rwandais, les affrontements religieux au Nigéria et en Côte d'ivoire, la désagrégation de la Somalie, les enfants mutilés du Sierra Leone, l'hyper-insécurité urbaine en Afrique du Sud et au Brésil, le terrorisme endémique en Algérie, la guerre Iran-Irak, la première et la seconde guerre du Golfe, les deux guerres du Liban, la guerre civile yougoslave, les attentats cachemiri en Inde, les attentats de l'IRA et de l'ETA, l'insurrection tamoule au sri lanka, la guerilla maoiste au Népal et en Colombie, le massacre de Tian anmen, la montée de l'islamisme terroriste, la renaissance des partis fascistes en Europe, le tristement célèbre 11 septembre... et la liste est longue sur tous les continents et à toutes les lattitudes. C'est ça le bon bol d'optimisme que je vous ai promis ? attendez la suite !

Il y a des réalités moins spectaculaires, qui intéressent moins les médias, mais qui n'en sont pas moins des puissantes lames de fond qui changent le monde en profondeur et qui nous donnent des réels motifs d'espoir pour notre avenir et celui de nos enfants :

1. L'éducation

Entre 1980 et 2000, le taux d'alphabetisation des plus de 15 ans a progressé partout, oui partout, dans l'ensemble des pays du monde, y compris dans les états sinistrés ou destructurés, dans les pays en guerre et dans les économies les plus pauvres : de 40 à 67% au Rwanda, de 33 à 64% au Nigéria, de 18 à 47% en Afghanistan, de 51% à 77% en Iran, de 66% à 85% en Chine et de 14 à 40% au Niger.

On entrevoit une perspective d'alphabétisation quasi-totale de la planère vers 2030. C'est une révolution structurelle énorme qui a une conséquence lourde sur le développement de ces pays dans les années à venir, sur leur dynamisme économique, sur leur vitalité culturelle.

2. La démographie

La démographie a suivi l'évolution inverse avec une baisse généralisée des taux de fécondité, résultat de l'alphabétisation mentionnée supra, mais aussi de l'urbanisation galopante de l'ensemble des nations du monde en développement :

De 1981 à 2001, le taux de fécondité moyen mondial est passé de 3,7 enfants par femme à 2,8. Une baisse systématique qui ne connaît que de très rares exceptions sur la période considérée : De 5,3 à 3,2 enfants en Inde, de 2,3 à 1,8 en Chine, de 5,1 à 2,9 en Afrique du Sud, de 6,7 à 5,2 en Côte-d'ivoire, de 6,9 à 6,1 en Zambie, de 7,4 à 3,9 en Libye et de 6,9 à 3,4 au Maroc.

Cette baisse tend à s'accélerer actuellement, ce qui laisse entrevoir une stabilisation de la population mondiale vers 2050, et à plus court terme des classes d'âge moins nombreuses à nourrir et à éduquer et plus de main d'oeuvre pour faire carburer l'économie.

Cette transition démographique doublée de l'alphabétisation massive a radicalement transformé l'Europe au XIXe siècle. Elle s'apprête à en faire de même avec les autres régions du monde.

Des générations nombreuses qui arrivent sur le marché du travail (d'où des tensions partout sur le chômage et l'immigration clandestine), mieux formées, plus ambitieuses, plus urbaines et avec moins d'enfants à bichonner et à nourrir. Ces générations représentent un gros challenge pour les économies en développement, mais surtout une formidable dose d'energie.

Cette énergie alimente les décollages actuels de la Chine (+10% de PNB par an) et de l'Inde (+8%). Elle redynamise les cultures locales et revitalise les identités de populations qui ont soif de logements, de voitures, de pétrole, d'électricité, d'écoles, de produits agricoles et de téléphones portables.

Lorsque cette demande trouve les moyens de s'épanouir, cela donne la Chine, l'Inde après la Corée, la Malaisie, Singapour et Taiwan. Lorsque cette demande est frustrée, cela donne la violence politique, religieuse, urbaine des grandes métropoles d'Afrique et d'Amérique latine. Mais ces tensions, l'Europe les a connu (rappelez-vous les deux guerres mondiales ne sont pas si loin), les Etats-unis les ont vécu (guerre de sécession). Elles représentent des crises passagères qui n'empêcheront pas ces régions d'affirmer à terme tout leur potentiel !

Vivement demain !

Cette analyse est largement inspirée de l'excellent ouvrage du grand sociologue Français Emmanuel TODD intitulé "Après l'empire : essai sur la décomposition du système américain" (publié chez Poche en Janvier 2004 et disponible sur http://www.amazon.fr/gp/product/207031300X/402-8116105-5534526?v=glance&n=301061&s=gateway&v=glance)

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