La stratégie gagnante d'Addoha
Vous aussi, vous voulez réaliser 30% de marge bénéficiaire et 30% de croissance annuelle, comme je vous comprends !
Les recettes du succès d'Addoha sont simples :
1. Addoha s'est positionné sur un marché très porteur : le logement social
En pleine transition démographique et avec une urbanisation qui s'accélère, Les marocains ont besoin de logements. Et ce besoin ne cesse de croître dépassant largement les capacités installées dans nos villes.
Devant la multiplication de l'habitat insalubre (bidonvilles), l'Etat Marocain s'est décidé à encourager le logement social et à l'accession à la propriété, en facilitant l'accession des promoteurs à des terrains exploitables et en accordant aux acquéreurs potentiels des couches populaires des facilités de crédit et des garanties très incitatives.
Un volontarisme qui s'est notablement accéléré après les attentats terroristes de Casablanca (16 Mai 2003) dont les Kamikazes venaient tous d'un bidonville Casablancais aux conditions de vie déplorables.
2. Addoha a adapté son offre aux besoins du consommateur Marocain
En étudiant le marché de l'habitat social et les besoins déclarés des consommateurs, Addoha a identifié comme frein majeur à l'accession à ses appartemments la lourdeur administrative souvent rédhibitoire à laquelle doivent faire face leurs clients potentiels, ballotés d'un service à un autre pendant des mois pour obtenir un prêt bancaire ou établir un acte de propriété, se heurtant à des absurdités administratives sans fin et à une corruption obligatoire quasi-systématique.
Solution miracle : Addoha a mit en place dans ses bureaux commerciaux un "one-stop-shop", c'est à dire la possibilité pour le futur acheteur de rencontrer dans un même lieu, un banquier, un notaire, le service de la conservation foncière, le trésor public, le tristement célèbre service de légalisation des signatures ainsi que les sociétés de distribution d'eau et d'électricité. Toutes les formalités peuvent être remplies en une journée. Le succès ne s'est pas fait attendre.
Cela prouve une chose : un bon entrepreneur peut transformer des facteurs lourds de sous-développement (corruption, lourdeurs administratives) en avantage compétitif décisif pour son entreprise.
Les bonnes idées sont simples et universelles, prenez en de la graine et surtout ayez confiance dans l'avenir !
Pour en savoir plus lisez Jeune Afrique n° 2377, section Ecofinance
CRYZALID, critiques optimistes / 11 Août 2006
http://cryzalid.blogspot.com
1 Comments:
Un grand bravo pour la pertinence de votre analyse des facteurs de succès du Groupe Addoha.
23:16
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